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Le Guide pratique des Rennais

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Thomas Froehlicher, les confessions d’un doyen

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Si vous vouliez tout savoir sur le nouveau doyen de RSB, que ce soit son background, ses ambitions pour l’école, ses étudiants, en passant par son admiration pour la Bretagne, ses souvenirs de vacances, le windsurf, la Rue de la Soif et son restaurant préféré, le Flâneur a posé les questions pour vous !

 

 

« Rennes se veut la métropole du très grand ouest, et notre école celle du très grand ouest aussi. C’est une belle ambition ! » Thomas Froehlicher, doyen de RSB

 

En quelques mots, est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus sur votre parcours ?

Thomas Froehlicher – Je suis strasbourgeois d’origine. J’ai tout d’abord enseigné la stratégie d’entreprise en tant que professeur des universités notamment à l’École des Mines de Nancy, puis j’ai passé 17 ans à diriger plusieurs écoles en France et en Belgique. Je suis parti en Belgique pendant 6 ans pour diriger HEC Liège. C’est une belle région, j’ai beaucoup aimé mes années là-bas. Pour autant, j’avais épuisé mes années de mandat et il a fallu refaire les bagages !
Je suis arrivée à KEDGE en 2014, quelques mois après la naissance de cette école multi-site. Pendant 3 ans, j’ai travaillé pour que le projet de cette école aille au bout de sa fusion, ce qui, je pense, aujourd’hui est fait.
Après, je me suis dit que j’allais passer à autre chose, que j’allais un peu respirer. C’est à ce moment-là, qu’à travers quelques pistes, je me suis décidé à m’orienter vers une école internationale. Je connaissais bien Rennes et son potentiel, je n’ai pas hésité !

Quelle est la première chose qui vous a plu à Rennes ?

Thomas Froehlicher– Ce sont plutôt des souvenirs de vacances que je vais vous décrire (rires).
Pendant presque 10 ans, je venais un mois en été en Bretagne faire du cheval, de la voile, du windsurf, du camping : un mois de colonie de vacances !
Puis mes années étudiantes ont souvent été marquées par des passages à Rennes. J’ai donc des souvenirs de la Scène Rock Rennaise, de belles soirées étudiantes Rue de la Soif… J’aime ces ambiances, ça donne envie de venir.
D’un autre côté, ma première impression en arrivant, c’est à la fois une ville en chantier, ce qui est un atout, et l’image étudiante que Rennes renvoie. Il n’y a pas tant de villes en France qui ont cette image aussi forte : c’est une métropole à taille humaine quasiment aux portes de Paris.

Quels grands projets avez-vous pour vos étudiants et Rennes School of Business ?

Thomas Froehlicher – Les grands projets se construisent ensemble et en ce moment même. J’aimerais qu’on mette en place une méthode de co-design pour inventer le futur de l’école. Mais la vraie question est : qu’est-ce qui fait qu’un admissible va choisir Rennes School of Business ? Il y a un gros critère avec le choix de la ville et l’internationalité de l’école. Cependant, nous devons nous différencier car nous prétendons à monter les étages du classement des écoles de commerce. La compétition est rude et le nouvel argument de force pour nous serait de proposer une nouvelle expérience étudiante ! On pourrait penser ça en invitant des partenaires à rester durablement ou proposer des parcours anglais-allemand, anglais-chinois… Notre école possède environ 95% d’enseignants étrangers, nous permettant d’avoir une approche multiculturelle et cosmopolite très prononcée. Les classements, notamment SIGEM, m’ont fait réagir. Si on compare, la différence se joue beaucoup sur la perception des diplômés et sur les services fournis pendant leur cursus.
De même, Rennes s’inscrit dans un pôle technologique et compétitif important, en constant développement. De nombreuses entreprises, comme KPMG, viennent s’implanter. Ce sont de belles opportunités et munitions à jouer !
Pour finir, c’est la marque Rennes qu’il faut également cibler, celle qui accompagnera les étudiants avec leur CV et qui leur permettra de se vendre auprès des entreprises. Et derrière cette marque, il y a un bon réseau de diplômés qui selon la formule consacrée « vieilli comme le bon vin » !

 

« On a cette jeunesse Alumnis qui fait très rock’n’roll ! C’est ça ce que j’aime à Rennes, y a un mélange d’anarchistes, de zadistes, de créatifs, intellectuels, un peu bobo … et ce mélange là avec la technologie, le business, la mer, la verdure, c’est chouette ! » Thomas Froehlicher

 

En tant que guide touristique de Rennes, nous nous intéressons de près à l’essor de la ville. Le couvent des Jacobins fait partie de cette dynamique d’innovation, une alliance architecturale entre le passé et le présent, mais c’est un sujet très controversé. Qu’en pensez-vous ?

Thomas Froehlicher– Il y a ces magnifiques endroits qu’il faut conserver. Rennes avec ses vieilles pierres crée une ambiance extraordinaire. C’est bien sûr une affaire de goût mais j’adore l’endroit et je suis fasciné par ce mélange architectural. Il faut savoir que les beaux gestes architecturaux ne sont pas faits pour mettre tout le monde d’accord, ça fait partie du locus. Les lieux ont tous un esprit un peu particulier qui se forge dans la polémique. On n’a pas posé Beaubourg comme ça au milieu de Paris !

Si vous aviez un restaurant rennais à nous conseiller, ce serait … ?

Thomas Froehlicher – Je prends des risques là ! (rires) J’adore les lieux très classiques comme la Taverne de la Marine pour aller manger un bon poisson. Il y a aussi cette petite crêperie très sympa : la Gavotte.

Pour conclure, pour vous la Bretagne se range plutôt côté destination vacances ou côté business ?

Thomas Froehlicher – Quand je dis Bretagne j’entends plus un lieu de tourisme et de repos, très agréable et très beau. Quand je dis Rennes Métropole, je vois une ville où il fait très bon d’étudier et de travailler !